La COP30 s’est achevée le 22 novembre à Belém sur un accord décevant, qui a toutefois le mérite de rappeler l’attachement de plus de 190 pays au multilatéralisme environnemental, mais sans réellement répondre aux dernières alertes de la communauté scientifique. Alors que le GIEC démarre la rédaction de son septième rapport de synthèse, attendu pour 2028, les dernières études scientifiques sont sans appel : la fenêtre pour maintenir le réchauffement planétaire en dessous de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, seuil au-delà duquel les conséquences sur les sociétés humaines et les écosystèmes seront durables et majeures, est en train de se refermer rapidement.
Benoit Faraco est un expert français en politiques environnementales et climatiques. Il a été nommé ambassadeur chargé des négociations climatiques, des énergies décarbonées et pour la prévention des risques climatiques en juin 2025. Auparavant, il a été conseiller du président de la République sur l’énergie, l’environnement, les transports et l’agriculture pendant 5 ans, contribuant sans relâche à la traduction concrète de l’accord de Paris. Il a commencé sa carrière dans les associations de protection de l’environnement, participant notamment au Grenelle de l’environnement en 2007 et 2008, avant de rejoindre le Quai d’Orsay en 2012 pour préparer la COP21 et l’accord de Paris, ainsi que participer aux négociations relatives aux objectifs de développement durable. En 2016, il a également contribué à la
création du bureau français de la Fondation européenne pour le climat, avant de revenir au ministère
de la Transition écologique en 2017, en tant que conseiller spécial auprès du ministre, chargé notamment de l’élaboration du plan climat de la France.
