Depuis plusieurs années, nous nous sommes familiarisés avec le « trilemme de l’énergie » auquel sont confrontées les politiques publiques : souveraineté, compétitivité, décarbonation sont les trois objectifs qu’une politique rationnelle de l’énergie doit s’efforcer de satisfaire. Peuvent-elles les satisfaire tous les trois ?
Au moment des deux chocs pétroliers, dans les années 1970, le handicap de compétitivité des pays non producteurs d’hydrocarbures les a conduits à engager des efforts de sobriété et à investir dans des solutions souveraines. Ce fut, en France, l’accélération du programme électronucléaire, mais aussi la création de l’Agence pour les économies d’énergie (devenue l’ADEME), les premières normes pour les logements neufs, ou le retour de l’heure d’été, qui (est-ce un hasard ?) avait été instaurée en France au moment des deux guerres mondiales.
Jean-Bernard Lévy était le PDG d’EDF de 2014 à 2022. Auparavant il était le PDG de Thales (2012-2014), et le président du directoire de Vivendi (2005-2012). Il a également dirigé, dans les années 1990, le cabinet du ministre de l’Industrie, Gérard Longuet. Il se consacre aujourd’hui à des activités d’administrateur et de conseil. Il est ancien élève de l’École polytechnique et de Télécom Paris.
