Lors de la conférence de Santa Marta sur la sortie progressive des énergies fossiles qui s’est tenue à la fin du mois d’avril 2026, la France a été l’un des premiers pays à présenter sa feuille de route nationale décrivant comment elle entendait mettre fin à l’utilisation du charbon d’ici 2030, à la consommation de pétrole à l’horizon 2045, et de gaz fossile en 2050, afin d’atteindre à cette date la neutralité climatique. Quelques semaines après la validation définitive de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) publiée par décret le 12 février, la France, après avoir cherché, avec l’UE, à faire inscrire l’idée d’une feuille de route internationale pour une transition progressive vers une sortie des énergies fossiles dans le résultat de la COP30 à Belém, a assumé son rôle de leader dans la transition énergétique. Cette thématique, pourtant au cœur des négociations sur le climat depuis le premier bilan mondial de l’accord de Paris en 2023 (COP28, à Dubaï), semblait pourtant battre de l’aile. Face à l’opposition des pays émergents et des pays pétroliers, le Brésil a finalement conclu la COP30 en annonçant, d’une part, qu’il développerait sa propre feuille de route nationale, et d’autre part, que le président de la COP, André Corrêa Do Lago, présenterait en 2026 une feuille de route sur le sujet, réalisée en son nom propre. En complément, les Pays-Bas et la Colombie prenaient l’initiative de réunir une « coalition des ambitieux » à Santa Marta, pour appuyer cette dynamique.
Benoit Faraco est un expert français en politiques environnementales et climatiques. Il a été nommé ambassadeur chargé des négociations climatiques, des énergies décarbonées et pour la prévention des risques climatiques en juin 2025. Auparavant, il a été conseiller du président de la République sur l’énergie, l’environnement, les transports et l’agriculture pendant 5 ans, contribuant sans relâche à la traduction concrète de l’accord de Paris. Il a commencé sa carrière dans les associations de protection de l’environnement, participant notamment au Grenelle de l’environnement en 2007 et 2008, avant de rejoindre le Quai d’Orsay en 2012 pour préparer la COP21 et l’accord de Paris, ainsi que participer aux négociations relatives aux objectifs de développement durable. En 2016, il a également contribué à la création du bureau français de la Fondation européenne pour le climat, avant de revenir au ministère de la Transition écologique en 2017, en tant que conseiller spécial auprès du ministre, chargé notamment de l’élaboration du plan climat de la France.
