Il y a, dans une époque et dans une vie, quelques causes qui valent que l’on s’y consacre et quelques combats qui valent d’être menés. On les choisit par raison, on les mène par conviction, on s’y engage par envie de se sentir utile ou par sens du devoir. La cause de la transition écologique a ceci d’unique qu’elle regroupe tout cela, qu’elle nous concerne tous et pour longtemps, et qu’elle remet en cause profondément notre rapport au monde. Le tout est de savoir si, entre le fatalisme du cataclysme annoncé et l’illusion d’un futur idyllique, nous pouvons tracer un nouveau chemin. Je voudrais, par mon ouvrage Transition écologique : un chemin d’espérance et de combats, partager ma conviction que ce chemin est à notre portée et que les combats à mener valent d’être entrepris [Waserman, 2026]. Mais pour cela il faut probablement changer d’abord les termes du débat.

À 58 ans, Sylvain Waserman est diplômé de Télécom Sud Paris (1995), du Theseus International Management Institute (1997) et de l’ENA (2008). Il débute sa carrière en tant qu’ingénieur dans les télécommunications avant de devenir directeur général du réseau GDS-Gaz de Strasbourg en 2009. Pendant dix ans, il est maire de Quatzenheim. De 2017 à 2022, il est élu député de Strasbourg et occupe le poste de vice-président de l’Assemblée nationale. À la fin de son mandat, il se lance dans le conseil en transition écologique pour les entreprises en fondant son propre cabinet qu’il quitte en juillet 2023 pour devenir PDG de l’ADEME.

683-Transition-ecologique-chemin-esperance