L’énergie constitue historiquement un domaine de négociations entre un grand nombre d’acteurs aux niveaux local, national, international. La mondialisation des systèmes énergétiques s’est accompagnée d’un renforcement des transactions internationales sur l’énergie entre États, groupes d’États (européens, nord-américains…) ou dans des instances multilatérales (onusiennes, G7, G20…). Dans un contexte à la fois plus volatile et incertain, la question énergétique se complexifie à mesure que les sources énergétiques varient entre les énergies traditionnelles carbonées (charbon, pétrole et gaz) et bas carbone (hydraulique, géothermie), tandis que les technologies de production d’électricité (solaire, éolien, électronucléaire, etc.) ajoutent des dimensions technologiques et industrielles. Sur cette base, cet article propose une manière non exhaustive de concevoir l’articulation et le rôle de la diplomatie de l’énergie et de la mettre en perspective avec les évolutions importantes influées par la nouvelle administration Trump et ses impacts géopolitiques mondiaux.

Annabelle Livet est chercheuse à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et doctorante en géographie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne sous la direction du professeur Yann Richard. Elle travaille sur les questions liées à la sécurité énergétique, couvrant ainsi la sécurité des approvisionnements énergétiques, la protection des infrastructures et les questions industrielles du secteur de l’énergie avec une focalisation sur les conséquences pour le continent européen. Elle a poursuivi un cursus européen en relations internationales, droit et économie de l’énergie à la Ruhr-Universität Bochum et a travaillé en Allemagne dans le secteur privé et public en lien avec l’énergie.

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