Une controverse se développe aujourd’hui sur la nécessité de maintenir ou non l’ARENH (accès régulé à l’énergie nucléaire historique), voire d’en modifier le mécanisme, certains lui attribuant une responsabilité dans la hausse du prix de l’électricité mise en oeuvre début juin 2019. C’est parce que la part d’ARENH serait insuffisante dans le niveau du TRV (tarif réglementé de vente) « bleu » que le prix de l’électricité devrait augmenter de 5,9 % au 1er juin 2019. Il faut comprendre comment est né ce système avant de se prononcer sur son impact et sur son devenir. C’est d’autant plus important que le rapport de la commission  Champsaur II qui a calculé le niveau de l’ARENH n’a jamais été rendu public, contrairement aux engagements du ministère de l’époque (2011), alors que le rapport de la commission Champsaur I, qui propose la mise en place d’un tel mécanisme, a bien été publié (2009).

Jacques Percebois est Professeur Émérite à l’Université de Montpellier (Art-Dev, UMR CNRS). Il est également co-responsable du Pôle « Transitions énergétiques » à la Chaire Économie du Climat (Paris-Dauphine). Il enseigne au master « Économie de l’Énergie » qu’il a créé à Montpellier ainsi qu’à l’École des Mines de Paris et à l’IFPEN. Il est l’auteur, avec Jean-Pierre Hansen, de l’ouvrage Énergie : économie et politiques (éditions de Boeck).
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