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Au cœur du Soleil et des étoiles, les noyaux d’hydrogène fusionnent et libèrent de formidables quantités d’énergie. Sitôt cette réaction identifiée il y a tout juste un siècle, une ambition s’est fait jour : reproduire, sur Terre, ce que la nature accomplit de manière continue depuis des milliards d’années et accéder à une source d’énergie virtuellement inépuisable, sûre, propre et apte à répondre aux besoins des générations futures. ITER, acronyme de International Thermonuclear Experimental Reactor, mais également le mot latin qui signifie « le chemin », est l’aboutissement de cette ambition. À Saint-Paul-lez-Durance (Bouches-du-Rhône), la Chine, l’Europe, l’Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les États-Unis ont mis en commun leurs moyens pour construire et exploiter la plus puissante des installations de fusion jamais conçue et démontrer la faisabilité de l’énergie des étoiles.

ITER: on the path to harnessing stellar energy

Within the sun and stars, hydrogen nuclei fuse and release tremendous amounts of energy. As soon as this process was identified just on one century ago, the idea emerged to reproduce, on earth, what nature had been doing for billions of years and thereby access a virtually inexhaustible, safe and clean source of energy to meet the needs of future generations. ITER — an acronym for the International Thermonuclear Experimental Reactor but also a Latin word meaning ‘‘the path’’ — embodies that idea. In Saint-Paul-lez-Durance (in southern France), China, Europe, India, Japan, Korea, Russia and the United States have pooled their resources to build and operate the most powerful fusion reactor ever designed. Their aim: to demonstrate the feasibility of producing stellar energy.

Ancien élève de l’École normale supérieure de Saint-Cloud, physico-chimiste de formation, Bernard Bigot a poursuivi une triple carrière, scientifique, universitaire et administrative. Après avoir occupé d’importantes fonctions au sein des ministères de l’Éducation nationale et de la Recherche, il est nommé Haut-commissaire à l’Énergie atomique en 2003. En 2009, il prend pour deux mandats (2009-2015) la direction du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Au mois de mars 2015, les membres d’ITER (Chine, Europe, Inde, Japon, Corée, Russie et États-Unis) le sollicitent pour assumer la direction générale de l’organisation internationale ITER (ITER Organization).
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