Pour atteindre les objectifs climatiques de la France, l’industrie manufacturière française doit s’adapter pour réduire fortement ses émissions de gaz à effet de serre. À cet effet, les filières les plus émettrices (chimie, ciment, métallurgie, agroalimentaire) ont identifié des leviers dont certains relèvent de technologies matures alors que d’autres nécessitent encore des travaux de recherche, des pilotes et des démonstrateurs. C’est le cas du captage-stockage-utilisation du CO2 (CCS ou CCUS) et de l’hydrogène bas carbone. Ces technologies sont encore trop coûteuses pour que leur développement soit à la hauteur de l’ambition climatique française mais les pouvoirs publics et les industriels coopèrent en ce sens, tant au niveau national qu’européen. Le foisonnement des projets sur le captage-stockage-utilisation du CO2 et l’hydrogène bas carbone, aux niveaux français et européen, est encourageant.

CCS and low-carbon hydrogen in the decarbonisation of French industry

To meet France’s climate objectives, the country’s manufacturing industry has to significantly reduce its greenhouse gas emissions. To this end, the highest emitting sectors (chemicals, cement, metallurgy, food processing) have identified a number of drivers, some of which are mature technologies while others still require research, pilots and demonstrators. That is the case for CO2 capture-storage-use (CCS or CCUS) and low-carbon hydrogen. These technologies are still too costly for their development to match France’s climate ambitions, but public authorities and industry are cooperating in this direction, both at the national and European levels. The proliferation of projects on CO2 capture-storage-use and low-carbon hydrogen in France and Europe is therefore encouraging.

Richard Lavergne est X 75, ingénieur général honoraire au Corps des mines. De 2017 à 2021, il a été membre permanent du Conseil général de l’économie (ministère de l’Économie et des Finances) où il était notamment Référent « Énergie et climat ». De 2008 à 2016, il a été conseiller auprès, à la fois, du DGEC et de la CGDD (ministère de la Transition écologique). En 2011-2012, il a été rapporteur général de la Commission Énergies 2050 et en 2012-2013 il a été impliqué à différents titres dans l’organisation du Débat national pour la transition énergétique. De 1995 à 2008, il a été directeur de l’Observatoire de l’énergie et des matières premières et, de 1990 à 1995, il a été directeur du Réseau national d’essais (actuellement COFRAC).

X 1973, ingénieur au Corps des mines, docteur d’État ès sciences physiques, Benoît Legait commence sa carrière à l’IFPEN, dont il dirige la direction « gisements », avant de rejoindre Beicip-Franlab en 1991, dont il est nommé directeur général en 1993. De 1995 à 2001, il est directeur de la recherche de l’école Mines ParisTech, dont il est nommé directeur en octobre 2001. Il quitte la direction de Mines ParisTech en février 2012, et rejoint le Conseil général de l’économie, où il est nommé en 2013 président de la section « Technologies et société », tout en présidant la Fondation Mines ParisTech.

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