Les compagnies pétrolières internationales sont soumises à des pressions importantes d’activistes du climat (via les tribunaux) et de certains actionnaires focalisés sur le risque climatique pour ralentir leurs activités d’exploration-production et bifurquer rapidement vers les EnR et d’autres technologies bas carbone. La question est de savoir si c’est utile et efficace tant pour réduire les émissions mondiales de carbone que pour réduire le risque d’actifs échoués. Si tel n’est pas le cas, pourquoi ne pas laisser les pétroliers organiser à leur rythme l’infléchissement de leur stratégie vers de nouveaux métiers moins émetteurs ?

Oil companies in the face of climate coercion

International oil companies are under significant pressure from climate activists (via the courts) and from certain shareholders focused on climate risk to slow down their exploration and production activities and rapidly shift to renewable energies and other low-carbon technologies. The question is whether that pressure is either useful or effective in reducing global carbon emissions or the risk of stranded assets. If that is not the case, oil companies should perhaps be allowed to organise the shift in their strategy towards new, lower-emission technologies at their own pace.

Directeur de Recherche émérite au CNRS, médaillé de bronze du CNRS, Dominique Finon a été directeur de l’Institut d’Économie et de Politique de l’Énergie (CNRS et Grenoble II) de 1991 à 2002. Il a été président de l’Association des Économistes de l’Énergie. Il a été consultant de la Banque mondiale sur la combinaison des politiques climatiques et énergétiques dans les pays en voie de développement (2016-2018). Il a publié de nombreux articles académiques et des ouvrages co-dirigés sur la régulation des industries énergétiques libéralisées et sur l’efficacité de politiques publiques dans plusieurs domaines (sécurité de fourniture, politique carbone, EnR, nucléaire, efficacité énergétique).
Abonné

S'abonner ou

10,00Ajouter au panier