Les énergies renouvelables doivent continuer à se développer de façon significative pour satisfaire les objectifs européens de décarbonation. Ce déploiement s’appuie sur la dynamique des filières éolienne et solaire, des sources renouvelables intrinsèquement variables, décentralisées et connectées au réseau électrique par électronique de puissance. Ces caractéristiques diffèrent des sources de production « historiques » et leur intégration impose une transformation profonde de la gestion des systèmes électriques, affectant la gestion de l’équilibre et de la stabilité du système à différents horizons de temps, la gestion du transport des flux électriques et la gestion opérationnelle des réseaux. Le développement des technologies bas carbone et flexibles demande de relever des défis techniques, qui s’accompagnent également d’enjeux économiques et de digitalisation.

The challenges of intermittent renewable energies for electricity systems

A significant increase in the use of renewable energies is essential to meeting Europe’s decarbonisation targets. Their deployment is based on the dynamics of the wind and solar energy sectors, renewable sources that are inherently variable, decentralised and connected to electricity grids by power electronics. These characteristics differ from those of ‘‘historical’’ generation sources, and their integration requires a profound transformation in the way that power systems are managed. That will affect the management of system balances and stability at different time horizons. It will also have an impact on the management of electricity flows, and the operational management of networks. The development of low-carbon and flexible technologies will require the resolution of certain technical, economic and digitalisation challenges.

Caroline Bono est ingénieur chercheur senior au sein d’EDF R&D dans le domaine de l’inté- gration des énergies renouvelables au sein du système électrique européen et des flexibilités associées sur des horizons de temps prospectifs. Elle contribue aux projets européens EU-Sysflex et Siderwin. Elle a débuté sa carrière dans le développement de méthodes numériques à Lawrence Berkeley et Lawrence Livermore National Laboratories. Elle est titulaire d’un PhD Mechanical Engineering and Scientific Computing de l’University of Michigan (2002) et d’un diplôme d’ingénieur de l’ENSTA (1999).

Marie-Ann Evans est diplômée d’AgroParisTech, ENGREF, mastère de l’École des Mines de Paris. Elle rejoint EDF R&D en 2000 où elle anime plusieurs projets autour des nouveaux usages de l’électricité, de l’efficacité énergétique et de la flexibilité électrique. Entre 2013 et 2016, elle dirige le programme de recherche sur la flexibilité énergétique au sein de l’Institut de Transition énergétique Paris-Saclay Efficacité Énergétique. Revenue à EDF R&D, elle est la directrice technique depuis 2017 du projet européen H2020 EU-SysFlex « System operation and flexibility for integrating 50% RES by 2030 ».

Etienne Monnot est diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Ingénieurs Électriciens de Grenoble (ENSIEG). Il a rejoint EDF au Centre National des Mouvements d’Énergie en 1991 pour travailler sur le maintien en conditions opérationnelles des outils de conduite du dispatching national. De 1999 à 2004, il a travaillé au Centre National d’Équipement Nucléaire sur les études de conception de la distribution électrique auxiliaire. En 2004, il rejoint EDF R&D pour mener différents projets. Il est aujourd’hui ingénieur expert sur le fonctionnement dynamique des systèmes électriques.

Emmanuel Neau, diplômé en Électrotechnique à l’ENSEEIHT de Toulouse, débute à EDF-GDF Services (maintenant ENEDIS) en 1998 sur la planification des réseaux HTA du département de la Gironde. Après un passage à EDF R&D, où il pilote un projet de système de supervision des ouvrages de production et des ressources en eaux, il rejoint RTE pendant 15 ans où il développe son expertise du système électrique. De retour à EDF R&D en 2017, il a en charge un projet sur les interactions entre local et global dans le système électrique et est ingénieur expert dans les études prospectives.

Grégoire Prime est ingénieur de recherche au Département « Économie, Fonctionnement et Études des systèmes Énergétiques » de la R&D d’EDF. Depuis 2009, il travaille sur les défis technicoéconomiques liés aux développements des énergies renouvelables dans nos systèmes électriques. Plus particulièrement, il pilote actuellement un projet de recherche visant à étudier la problématique de la stabilité des systèmes électriques insulaires dans un contexte de profonde évolution. Il est diplômé de l’École Nationale Supérieure de Techniques Avancées – ParisTech promotion 2002.

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