Sous l’impulsion des pouvoirs publics et répondant à une forte aspiration sociétale, le système énergétique français est engagé dans une transition ambitieuse qui vise la neutralité carbone à l’horizon  2050. Pour atteindre cet objectif, les pouvoirs publics se dotent de plusieurs instruments : des politiques d’efficacité énergétique visant à améliorer la performance énergétique, la fiscalité carbone visant à infléchir la consommation d’énergies fossiles et à rediriger les investissements, les subventions publiques aux filières électriques décarbonées visant à décarboner le mix électrique et les transferts d’usage visant à l’électrification de masse des équipements énergétiques. C’est dans ce contexte que la thèse évalue les effets macroéconomiques de ces politiques. Pour le débat public, la thèse distingue et évalue différents canaux de transmission de ces politiques sur le long terme en France sous deux scénarios officiels d’évolution du système électrique français (Ampère et Volt du Bilan prévisionnel de RTE), selon différentes évolutions du prix des énergies et selon les effets d’anticipation des politiques publiques. À cette fin, un modèle hybride analyse les interactions entre le système électrique et le reste de l’économie. Le modèle associe deux sous-modèles : (i) un modèle en équilibre général dynamique et (ii) un modèle d’optimisation du système de production d’électricité (développé en interne chez RTE).

Depuis la soutenance de sa thèse, Darius Corbier finalise la valorisation de ses travaux de recherche menés durant la thèse via la soumission de plusieurs articles dans des revues à comité de lecture, et en parallèle propose sa candidature auprès d’entreprises du secteur de l’énergie et de groupes de réflexion pour un poste d’économiste.

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