Dans quelle mesure les pouvoirs publics en France se sont-ils emparés des questions environnementales, en particulier liées au changement climatique, dans la conduite des affaires énergétiques au cours des 25 dernières années ? Dans le précédent numéro de La Revue de l’Énergie, on a confronté les prévisions officielles de demande d’énergie pour 2020, menées de 1994 à 2004, aux réalités constatées en 2019. On montrait ainsi une relative convergence des scénarios « environnementaux » avec la réalité observée. Dans cette seconde partie, à la lumière de ce constat, on tente de répondre à la question de départ en abordant deux aspects. Que nous disent ces prévisions, en particulier leur méthodologie, sur la contribution de la prévision à la prise de décision ? Comment contribuent-elles à évaluer a posteriori l’action effective des pouvoirs publics au regard des enjeux environnementaux liés à l’énergie depuis le milieu des années 1990 ?

France’s official 2020 forecasts of energy demand. Part 2: Lessons learned

To what extent have the French authorities taken on board environmental issues – particularly those related to climate change – in their conduct of energy affairs over the last 25 years? In the previous issue of this Review, the official energy demand forecasts for 2020, conducted from 1994 to 2004, were compared with the realities observed in 2019. This showed a relative convergence of ‘‘environmental’’ scenarios with observed reality. In the light of this observation, Part 2 attempts to address two aspects of the initial question. What do these forecasts, in particular their methodology, tell us about the use of forecasting in decision-making? How do they contribute to an a posteriori assessment of the effective action taken by public authorities with regard to energy-related environmental issues since the mid-1990s?

Bertrand Château est spécialisé de longue date sur la prospective et la modélisation à long terme de la demande énergétique et ses implications sur l’environnement. Il a fondé en 1991 le bureau d’études et d’information Enerdata, qu’il a dirigé jusqu’en 2013. Avant, il a été responsable du service économique de l’AFME (1989-1990), professeur à l’Asian Institute of Technology à Bangkok et consultant des Nations unies (PNUD) pour le Programme Régional de Développement Énergétique pour l’ensemble de l’Asie (1986-1988) et chercheur à l’Institut Économique et Politique de l’Énergie de Grenoble (1973-1985).
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