Le président Macron a annoncé dans le cadre de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) la promesse de la fermeture de quatorze réacteurs nucléaires avant 2035, soit le quart du parc français, dont deux réacteurs en plus de Fessenheim avant 2028. Cette annonce, qui de fait repousse les décisions à un avenir très lointain et laisse ouverte l’option du remplacement du nucléaire actuel par de nouvelles centrales (EPR), ressemble davantage à un compromis politique qu’à l’expression d’une véritable stratégie industrielle et énergétique. Cette situation est d’autant plus étonnante (et préoccupante) que la route est en réalité toute tracée.

François Carême est diplômé de l’ENSAE, titulaire de maîtrises d’Économie et de Mathématiques, d’un DEA de conjoncture et politique économique. Il a effectué toute sa carrière à EDF (dont il a été membre du Comité Directeur Groupe) et deux ans au service économique du Commissariat du Plan. Il a été responsable économiste, financier, en distribution ERDF, des prix, tarifs et risques marchés énergies (et administrateur d’EDF Trading). Il a fini sa carrière comme directeur à la R&D et comme membre de nombreux conseils scientifiques — CFE, LARSEN, EPRI(US) — ou de conseils d’orientation de chaires.
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