L’objectif déclaré de la France est de participer à l’effort mondial de réduction puis de suppression des émissions de CO2. Pourtant, sa politique ne tient pas compte du fait que le CO2 ignore les frontières.

Autour de l’année 2035, la Programmation pluriannuelle de l’énergie remplace par des éoliennes et du photovoltaïque des réacteurs nucléaires qui pourraient fonctionner dix ou vingt ans de plus en toute sécurité, ce qui obligera à dépenser chaque année plusieurs milliards d’euros de plus sans aucun effet sur les émissions de CO2 — des milliards qui pourraient, ailleurs, éviter des émissions.

Henri Prévot est ingénieur général des mines, ancien fonctionnaire du ministère de l’Économie, auteur de Trop de pétrole ! — énergie fossile et réchauffement climatique (Seuil, 2007), Prix de l’Académie des sciences morales et politiques, de Avec le nucléaire — un choix réfléchi et responsable (Seuil, 2012), et de Moins de CO2  pour pas trop cher (L’Harmattan) (www.hprevot.fr).
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