La réhabilitation thermique fait la une de l’actualité alors que la chaleur renouvelable est absente du discours public. Pourtant, l’une comme l’autre sont des solutions alternatives ou complémentaires permettant de décarboner le secteur du logement. À partir du cas de 2 000 logements chauffés au gaz naturel, on a évalué les performances énergétique, environnementale et économique de ces deux solutions, éventuellement en les combinant, pour la collectivité et l’usager final. La chaleur renouvelable présente de bons résultats en termes de réduction des gaz à effet de serre et d’économie pour l’usager. La réhabilitation thermique est moins efficace mais a d’autres atouts : amélioration du bâti et confort des occupants. Passer à une vitesse supérieure en matière de transition énergétique suppose de redonner toute sa place à la chaleur renouvelable, de revenir à la taxe carbone, de garantir aux propriétaires et aux locataires un avantage financier, d’agréger des financements publics et privés (guichet unique régional), de simplifier les procédures de montage des projets tout en s’adaptant aux réalités du terrain.

Promoting renewable heating, at least to the same extent as energy efficient retrofits

Energy efficient retrofits are making headlines at a time when renewable heating is largely absent from public debate. However, both are alternative or complementary solutions for decarbonising the housing sector. Based on a case study of 2,000 homes heated with natural gas, we assess the energy, environmental and economic performance of these two solutions, possibly in combination, for both the community and for the end user. Renewable heating performs well terms of greenhouse gas reductions and savings for the end user. Energy efficient retrofits are less effective but bring other advantages: they improve the building itself as well as the comfort of its occupants. Moving the energy transition up a gear requires deploying renewable heating, reintroducing a carbon tax, guaranteeing owners and tenants a financial advantage, aggregating public and private financing (the regional one-stop shop), and simplifying the setting up of projects while adapting to realities on the ground.

Serge Defaye est Président d’honneur du Comité Interprofessionnel du Bois Énergie (CIBE). Économiste et sociologue, il est Docteur en Géographie rurale (Université de Caen – 1978), Chargé d’étude à l’Association Normande d’Économie rurale appliquée (ANERA) et à la Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie de 1972 à 1982, Directeur de Biomasse Normandie de 1983 à 1997, Cogérant du bureau d’étude DEBAT (spécialisé dans le bois énergie et les réseaux de chaleur) de 1998 à 2012, Président du Comité Interprofessionnel du Bois Énergie (CIBE) de 2006 à 2012 et consultant spécialisé chez DEBAT/BEST ENERGIES depuis 2013.

Ingénieur agronome de formation (Bordeaux Sciences Agro – 2012), Marc Maindrault s’est spécialisé dans le domaine du bois énergie. Il est chef de projets «énergies renouvelables » chez DEBAT/BEST ENERGIES depuis 2013, où il accompagne des collectivités et entreprises dans le cadre d’opérations de transition énergétique (développement de réseaux de chaleur EnR, récupération de chaleur fatale dans l’industrie…). Il participe régulièrement aux travaux de la Commission «Montage du projet » du Comité Interprofessionnel du Bois Énergie (CIBE).

 

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