Dans l’aviation, le fret routier ou le transport maritime, réduire les émissions de gaz à effet de serre relève du casse-tête, tant il demeure difficile de renoncer à la compacité énergétique des hydrocarbures liquides. Dans ce contexte, les biocarburants ont longtemps semblé offrir une réponse idéale : décarboner sans bouleverser ni les motorisations, ni les chaînes logistiques, ni les infrastructures de distribution. Mais cette promesse a un coût, souvent sous-estimé : une dépendance marquée aux politiques publiques. En effet, en raison d’un coût de production supérieur à celui des carburants fossiles, l’essor des biocarburants reste largement tributaire de politiques de soutien ambitieuses.
Édouard Civel est senior researcher au Climate Institute de l’EDHEC Business School, et associé à la Chaire Économie du climat de l’Université Paris Dauphine-PSL. Ses recherches portent sur l’évaluation empirique des politiques et des risques climatiques, avec un intérêt particulier pour les secteurs du bâtiment, de l’énergie et de la finance.
Olivier Massol est professeur d’économie à CentraleSupélec (Université Paris-Saclay). Ingénieur et économiste, ses recherches explorent les défis rencontrés dans les marchés, infrastructures et industries de l’énergie. Membre du conseil scientifique de la CRE, il est co-titulaire de la chaire Energy Markets and Sustainable Industries (CEMSI) à CentraleSupélec, pilote le programme Transitions énergétiques de la chaire Économie du climat et collabore aux travaux de la chaire Économie du gaz.
Arthur Thomas est maître de conférences en science économique à l’Université Paris Dauphine-PSL. Rattaché au Laboratoire d’économie de Dauphine (LEDa) et membre du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières (CGEMP), ses recherches en économétrie théorique et appliquée portent notamment sur les questions de climat, d’énergie et d’environnement. Il est également associé à la chaire Économie du climat.
