La Revue de l’Énergie n°685

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Description

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Au sommaire :

Tribunes

– L’énergie comme levier de conflictualité, Nicolas Mazzucchi
– Électrification : sortir des fossiles, sans créer de nouvelles dépendances, David Marchal
– Quand l’économie circulaire se mondialise : que nous enseigne l’huile de cuisson usagée ?, Édouard Civel, Olivier Massol, Arthur Thomas

Articles

– La souveraineté énergétique de la France à l’épreuve d’un siècle de crises, Alain Beltran

La politique énergétique de la France est originale à plus d’un titre, du fait que le pays a toujours souffert d’un manque de ressources et qu’il a traversé de nombreuses crises depuis un peu plus d’un siècle qui ont façonné et influencé les orientations générales de sa stratégie vers plus d’indépendance et plus récemment vers plus de souveraineté. Un passage par l’histoire permet d’évaluer les impacts des crises et comment la France a réagi avec les armes à sa disposition autour d’un État fort, d’un certain consensus, d’une souplesse plus grande qu’on ne le pense, ce qui n’a pas empêché les retours en arrière ou les hésitations.

– Les échanges d’électricité entre pays européens : des situations contrastées, Jacques Percebois, Stanislas Pommeret

Cet article dresse un bilan des interconnexions entre les principaux pays européens sur le plan à la fois quantitatif (en térawattheures) et financier (en euros) pour l’année 2024. Il propose une typologie des pays européens en fonction de l’intensité des échanges avec leurs voisins et de l’évolution temporelle des recettes au cours de l’année qui y sont associés, en utilisant pour cela la courbe de Lorenz et le coefficient de Gini. Il aborde ensuite les principaux débats que soulève le développement des interconnexions (effets de débordement, loop flows, utilisation des rentes de congestion).

– La fenêtre de rente : la sortie émirienne de l’OPEP+ comme aboutissement, Romain Blachier

Le 28 avril 2026, les Émirats arabes unis ont annoncé leur retrait de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et de son élargissement OPEP+, avec effet au 1er mai. La presse internationale y a lu une rupture, précipitée par la guerre d’Iran. L’article propose une autre lecture : l’aboutissement d’une trajectoire de quinze ans, lisible dès le bras de fer OPEP+ de juillet 2021. La sortie révèle la stratégie émirienne pour ce qu’elle est : maximisation intertemporelle de la rente, financée par une diversification qui recycle plutôt qu’elle ne substitue, institutionnalisée dans la fédération même via l’asymétrie économique entre Abu Dhabi (96 % des réserves) et Dubaï (post-rente expérimentale). Cinq recommandations opérationnelles en sont tirées pour la diplomatie énergétique européenne.

Rubriques

– Ma thèse en une page : « La flexibilité dans les systèmes électriques bas carbone : analyse économique et modélisation », Ange Blanchard
– Regards sur l’Australie