Les technologies évoluent sous l’effet de nombreux facteurs dont les progrès de la science. Pilotée par les forces du marché, l’évolution est lente. En matière d’énergie, l’unité de mesure est grosso modo le siècle. Les préoccupations relatives à l’évolution du climat introduisent un élément nouveau : la volonté politique. L’UE s’est engagée fin  2019 à atteindre la neutralité carbone en 2050, grâce essentiellement aux énergies renouvelables. L’examen des données du passé et des données prospectives permet de saisir la difficulté du problème. Après un rappel de la théorie du processus classique de transition, l’article passe en revue les exigences requises pour que le Green Deal européen soit un succès.

Technological transitions and the Green Deal

Technologies evolve as a result of many factors, including advances made in science. If driven by market forces, evolution is slow: when talking about energy, we are looking at roughly a century before real change occurs. Concerns about climate change introduced a new element into the equation: political will. At the end of 2019, the EU committed to achieving carbon neutrality by 2050, principally through the use of renewable energies. By examining past and prospective data, we provide a genuine insight into the complexity of the issues at stake. After a reminder of the theory behind the typical transition process, the article reviews the requirements for a successful European Green Deal.

Samuel Furfari est ingénieur civil chimiste de l’Université Libre de Bruxelles (1978) et docteur en sciences appliquées (1982). Il est professeur de géopolitique de l’énergie dans la même université où il enseigne depuis 2003. Il a travaillé pendant 36 ans comme haut-fonctionnaire à la Direction générale énergie de la Commission européenne, où il a conçu et mis en œuvre des politiques énergétiques, en particulier pour le développement durable. Il est président de la Société Européenne des Ingénieurs et Industriels. Il est auteur d’une dizaine de livres en diverses langues. Son dernier ouvrage est L’utopie hydrogène.

Ernest Mund est ingénieur civil mécanicien électricien de l’Université Libre de Bruxelles (1964), ingénieur en sciences nucléaires appliquées et docteur en sciences appliquées. Il est actuellement directeur de recherches honoraire du FNRS et professeur émérite à l’Université catholique de Louvain où il a dispensé des enseignements en génie nucléaire. Ses travaux de recherches ont été consacrés aux méthodes de résolution de problèmes de transport de neutrons. Il est auteur (et co-auteur) d’une centaine d’articles scientifiques ainsi que de deux livres sur les techniques d’éléments finis.

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